Profil d’un gouverneur de la donnée

La mise en œuvre d’une gouvernance de l’information, plus particulièrement axée sur les données, est un travail de longue haleine, et se base beaucoup sur l’humain et la capacité à créer une dynamique. Ce retour d’expérience de la MAIF montre un cheminement progressif qui fait apparaître aussi bien les couches opérationnelles que l’implication des exécutifs responsables de leurs données, ainsi que les personnes qui portent et diffusent les règles qui définissent la donnée dans ses usages et sa gouvernance.

La Gouvernance de l’information… au service de la transition numérique des entreprises

La gouvernance de l’information est avant tout une organisation avec ses rôles et sa lettre de mission. Son développement permet d’associer la stratégie d’entreprise à des tâches de gestion, nécessairement plus opérationnelles. Il existe des rôles traditionnels au sein de nos entreprises qui déjà forment la brique opérationnelle, dans quelle mesure cela aurait-il du sens de les englober dans une vue plus globale et stratégique ? Ainsi, les décideurs peuvent atteindre leurs objectifs, ceux qui s’appuient sur une information gouvernée au service des processus métiers de l’entreprise.

La gouvernance de l’information : une approche par palier

L’évolution sur 30 ans du département de la Seine Saint Denis montre une consolidation de briques qui construit petit à petit à la fois la réponse à une demande des usagers et du régulateur et en même temps la prise de maturité nécessaire par l’organisation pour assumer une démarche de gouvernance de l’information. Le monde de la donnée est concerné, tout autant que celui des documents. Avec au fil de l’eau une volonté, par vague, d’intégrer les évolutions technologiques et sociétales autour de la donnée.

Gouvernance de l’information, une priorité ?

La gouvernance de l’information semble trop peu opérationnelle pour qu’elle soit considérée partout comme une priorité pour nos organisations. Est-ce vraiment judicieux considérant que la donnée est au cœur du système vital de l’entreprise ? Certains secteurs ont pourtant fait de cet actif immatériel critique le centre du développement de l’entreprise. Associant la gouvernance avec sa mise en pratique, ceux-ci consolident donc de façon opérationnelle la raison d’être de l’entreprise. Pour les autres, la gouvernance de l’information doit concerner et couvrir à minima les informations stratégiques de nos organisations.

Le DPO un acteur clé de la valorisation et de la gouvernance

Jamais aucune règlementation n’a été autant moteur que le RGPD pour la gouvernance de l’information. Son impact a été sociétal au niveau public, et organisationnel au niveau des entreprises. Ainsi le nouveau rôle de DPO, pourtant encore mal compris, a subi une évolution fulgurante en quelques années. D’un rôle réglementaire et protectionniste des actifs « personnels » de l’entreprise, il devient le cœur même d’un dispositif de gouvernance associant la protection et la valorisation de ces données personnelles. Il ne reste plus qu’un pas pour que ce DPO intègre aussi les autres informations de l’entreprise.

Gouvernance de l’information et Knowledge Management

Les évolutions de nos dernières années ont créé une nouvelle complexité dans nos environnements professionnels. L’omniprésence de la donnée et sa consommation ont changé nos usages. Les nouveaux fonctionnements collaboratifs liés aux évolutions technologiques associés aux nécessités de protection de l’organisation et aux évolutions réglementaires amènent un nouveau regard que peut porter la gouvernance de l’information. Avec un impact direct sur des rôles et responsabilités qu’il faut ajuster, voire créer, mais également sur l’évolution du cadre dans lequel les données sont manipulées.

Un enjeu pour les états, les entreprises et les citoyens…

La gouvernance de l’information n’est pas une discipline de placard, c’est un des enjeux majeurs de toute organisation de ce XXIème siècle. Elle est au centre de la régulation, au centre des problèmes de cybersécurité, au centre des dérives autour de nos données personnelles autant qu’autour des messages d’influence qui peuvent faire prendre à des états et des entreprises des directions inattendues et potentiellement catastrophiques.